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4mai/100

Ash – A-Z Volume 1

Ash a toujours été connu comme un "singles band", soit un groupe qui réussissait à chaque fois à sortir des singles imparables, sans tenir la distance sur album. Je ne suis pas certain que la réputation soit justifiée, mais à une époque où le format traditionnel de l'album est de plus en plus mis à mal, les Nord-Irlandais ont franchi le pas vers une campagne particulièrement originale et ambitieuse. Tous les quinze jours pendant un an, le groupe sort un nouveau morceau, en vinyl simple face et mp3. Il était possible de s'abonner au début du programme (en septembre), ou d'acheter les mp3 individuellement (les vinyls sont quasi tous sold out dès la sortie). De plus, les abonnés ont régulièrement droit à des morceaux bonus, au bon vouloir d'un groupe qui garde les pieds sur terre : le dernier morceau s'appelle Pirates Are So 2004.

On vient d'atteindre la moitié du programme, et Ash a bien réussi à faire parler de lui, remplissant des salles plus ou moins grandes et réinvestissant les ondes radio. Cependant, le format cd semble encore compter pour le groupe : A-Z Volume One compile ainsi les treize premiers singles, le morceau Return of White Rabbit qui avait lancé l'affaire ainsi que quatre bonus tracks, mais attention, pas les mêmes que celles des abonnés. Bref, si ce concept aura au moins montré quelque chose, c'est que Ash pouvait être prolifique, avec déjà une vingtaine de morceaux sortis.

Return of White Rabbit ouvre la compile, et le fait très bien : guitares angulaires, un peu d'électro, on croirait presque entendre Bloc Party. On ne s'étonnera donc pas de voir Russell Lissack renforcer le groupe à la seconde guitare lors de la tournée en cours. Un des reproches souvent faits à Ash, et à son compositeur/chanteur/guitariste Tim Wheeler, c'est qu'ils n'ont que deux types de morceaux : le punk-pop rapide et la ballade. Caricatural, mais pas spécialement faux : la grande majorité de ce qu'on trouve ici appartient à une des deux catégories, avec parfois l'une ou l'autre variante. True Love 1980 et son un clavier très (trop?) 80s et Tracers du coté ballade, The Dead Disciples (Muse vs Nirvana vs Star Wars), Ichiban ou le bonus The Creeps de l'autre. 

Heureusement, Ash a parfois tenté de casser cette logique binaire : Pripyat est plutôt mid-tempo et raconte une touchante histoire de fin de civilisation, Space Shot est truffé d'effets spéciaux cheesy mais fun et Command met la basse de Mark Hamilton en évidence, un changement bienvenu. Il reste que bizarrement, la fin de la compile (avant les morceaux bonus) traîne en longueur : est-ce que la pression de fournir un single toutes les deux semaines a poussé les Nord-Irlandais à sortir un peu n'importe quoi, juste parce qu'ils le devaient? On peut déjà le savoir en écoutant la suite des singles, sur leur site officiel : ils sont tous disponibles à l'écoute au fur et à mesure.

On peut évidemment s'interroger sur le bien fondé d'une telle compilation : accoler des morceaux les uns aux autres et les vendre sur un même disque, ça ressemble quand même à un album, qui était la chose à éviter pour Ash. Soit, on ne s'embarrassera pas trop de sémantique : même si A-Z Volume One est d'un niveau inégal, ses bons moments prouvent que ses auteurs font effectivement partie de la grande tradition anglaise des groupes à singles, aussi peu variés soient-ils. On peut toutefois se demander si ces morceaux auraient vraiment pu tous être des extraits à succès d'un album : des singles populaires plutôt que décidés par le groupe. On se revoit dans six mois pour la suite et fin de l'entreprise.

1mai/104

Deftones – Diamond Eyes

Quatre ans entre deux albums, c'est une éternité pour certains (en quatre ans, Arctic Monkeys sort trois albums), ou rien grand chose pour d'autres (Tool, évidemment). Dans le cas des Deftones, c'est le délai le plus long jamais enregistré entre deux albums, mais pour une raison hélas assez bonne. Saturday Night Wrist est sorti fin 2006, sous d'excellentes critiques qui louaient en groupe en danger, qui avait profité des difficultés pour se sublimer. Le groupe travaillait sur son nouvel album, l'agressif Eros, quand un accident de voiture envoya le bassiste Chi Cheng dans un coma duquel il n'est toujours pas sorti. Après réflexion, Deftones a décidé de ne pas sortir Eros tant que Chi était absent, et d'écrire un nouvel album reflétant leur état d'esprit. C'est dans ce contexte très particulier qu'il faut placer Diamond Eyes, album d'une nouvelle énergie, d'une nouvelle force de vie... et meilleur Deftones en dix ans.

Aussi cliché que cela puisse paraître, Diamond Eyes est vraiment le son d'un groupe qui s'est retrouvé. Chi est donc absent, remplacé par Sergio Vega (ex-Quicksand), mais ce n'est pas la seule différence visible : le chanteur Chino Moreno a subi une modification physique assez impressionnante, perdant ses (nombreux) kilos en trop pour retrouver une forme proche des débuts, mais aussi une voix : Chino n'a simplement jamais chanté aussi bien. Même s'il était facile de les catégoriser dans le mouvement nu-metal, les 'Tones ont toujours eu quelque chose en plus, et Chino incarne en grand partie ce quelque chose. Personnalité attachante et émotive, fan de Cure et des Smiths, il semblait assez loin des considérations gothico-cocasses de Jonathan Davis ou du rap macho stupide de Fred Durst. Chino approche la dualité de la musique de son groupe à la perfection : ses cris sont toujours perçants et puissants (Royal, Rocket Skates), mais ils sont généralement entrecoupés de passages mélodiques qui voient parfois Chino crooner. Souvent, les deux facettes du personnage se suivent dans une même respiration, rappelant avec plaisir White Pony, pour moi, un de mes albums préférés de tous les temps. Le morceau-titre et introduction de l'album donne le ton, avec des guitares crunchy et un refrain hypermélodique. Le duo Royal/CMND-CTRL est aussi agressif que possible, le guitariste Stephen Carpenter semblant jouer avec des lames de rasoir, mais Chino chante et hurle comme bon lui semble, emmenant deux morceaux apparemment simples vers des niveaux étonnants d'émotion.

On pouvait se douter que l'album posséderait une charge émotionnelle forte, mais rien ne fait directement allusion à la condition de Chi. Cependant, chaque morceau est à fleur de peau, surtout à partir de Beauty School, où la voix de Chino arrive à un niveau littéralement jamais atteint, sur un riff de guitare hypnotique et lancinant. Une des meilleures choses jamais réussies par le groupe, qui place Diamond Eyes dans la catégorie chef d'oeuvre sans hésitation. La suite ne fera que confirmer, que ce soit le mouvementé Prince (où Sergio Vega montre qu'il n'est pas juste un remplaçant), l'agressif et répétitif Rocket Skates ou l'extraordinaire final. Parce que comme White Pony, Diamond Eyes est un album qui s'écoute du début à la fin sans une seconde d'ennui. Il est peut-être l'album le plus "calme" du groupe, il est aussi le plus maîtrisé : outre Beauty School, Sextape et Risk ("I will save your life") atteignent des niveaux inouïs de beauté pure tandis que This Place Is Death conclut magistralement un album passionnant, qui prend aux tripes, qui tire sur la corde de l'émotion sans jamais verser dans l'emo.

Passionnant, parce que Deftones n'a jamais essayé de faire du bruit, de faire un truc du genre "c'est pas juste, notre bassiste n'a rien demandé et il est dans le coma le monde c'est de la merdeAAAARGHHH" alors qu'ils auraient facilement pu le faire, et tout le monde aurait trouvé ça normal. Au contraire, la seconde partie de l'album serait très confuse pour l'auditeur qui se serait arrêté à Around The Fur : pas specialement de passage mosh-friendly, mais beaucoup de sentiments et d'émotion. Chino Moreno, et tout le groupe se place vraiment à part dans le paysage musical contemporain. Un des meilleures groupes metal de l'histoire vient encore de sortir un album extraordinaire. Maintenant, il faut juste attendre que Chi se porte mieux pour enfin entendre Eros, et encore beaucoup, beaucoup d'autres albums : les Deftones sont incapables d'autre chose que l'excellence.

Blip.fm : Royal, Sextape, Prince
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25avr/100

Melissa Auf der Maur – Out of Our Minds

Certaines coïncidences sont parfois si étonnantes qu'on ne saurait les inventer. Melissa Auf der Maur, on la connaît surtout comme ex-bassiste de Hole, et brièvement des Smashing Pumpkins. Son premier album était sorti en même temps que celui de Courtney Love (chanteuse de Hole, quand même) et six ans après, devinez quoi? Rebelote, en encore plus étrange. Courtney Love a décidé de reprendre le nom de son ancien groupe (Hole, donc) pour sortir son nouvel album, Nobody's Daughter, prévu de longue date. Mais elle s'est entourée de nouveaux musiciens, ne reprenant aucun autre membre de "Hole" qu'elle-même. Quant à Melissa, surprise par la décision de Love, elle était aux prises depuis 2004 avec quelques problèmes légaux, venant du fait qu'elle a décidé de s'occuper intégralement de son second album, qu'elle voulait ambitieux.

Pour la seconde fois, Love et Auf der Maur sortent un album en même temps, et pour la seconde fois, la rousse bassiste sort très (mais alors, très) facilement gagnante de la confrontation. On reparlera prochainement du gâchis de CO² qu'est Nobody's Daughter, car maintenant, on va s'intéresser à Out of Our Minds, ou OOOM en plus court. Ambitieux, il l'est effectivement : OOOM est un album, mais aussi un comic book et un moyen métrage réalisé par Tony Scott. Melissa a créé une histoire fort complexe, mêlant rites païens, ésotérisme et mythologie viking, tout en tentant de rester accessible : même si l'expérience est censée être multimédia, l'album peut s'écouter individuellement du reste. On se référera au site officiel pour plus de détails.

OOOM commence par un instrumental qui remplit exactement son rôle : la tension monte au fur et à mesure que la basse d'Auf der Maur prend de l'ampleur, et s'arrête juste au moment où le riff très altrock 90s du morceau-titre commence. Même si six ans se sont écoulés, on reste en terrain connu mais, on remarquera toutefois une plus grande attention au détail, aux différentes ambiances. Out of Our Minds donne le ton de l'histoire : il faut voyager hors de l'esprit et dans nos coeurs. On va essayer. Isis Speaks introduit une caractéristique de l'album : fidèle à sa volonté de raconter une histoire, Melissa parle avec la voix de plusieurs personnages, et modifie donc parfois la sienne. Un peu déroutant, mais on s'y fait, surtout avec un morceau si bien écrit. Elle utilisera le procédé à plusieurs reprises tout au long de l'album, notamment sur l'excellent Follow The Map, même si six ans ne parviennent pas à faire oublier que le riff est assez similaire à celui de Beast of Honor, extrait du premier album.


OOOM est aussi assez varié, même si on reste dans un univers facilement reconnaissable. Là où le premier album portait fortement la marque des invités/compositeurs (notamment Josh Homme), celui-ci est plus intime, plus personnel, peut-être aussi moins passe-partout. Auf der Maur place un second instrumental en quatrième piste et un troisième (fort étrange) un peu plus loin, n'hésite pas à varier les tempi à l'intérieur même de certains morceaux (22 Below, de ballade soft à truc lourd à la Sabbath) ni à écrire des refrains limite trop catchy (Meet Me on the Darkside). Le moment le plus étrange de l'album est un duo avec Glenn Danzig : les deux voix se marient très bien, mais malheureusement, le morceau un peu faible n'atteint jamais la transcendence de son équivalent du premier album, l'exquis Taste You avec Mark Lanegan. Après cette petite période de flottement, l'album se finit très bien, avec l'excellent The Key, qui bénéficie du talent du meilleur batteur à louer du rock contemporain (Josh Freese) et le morceau bonus Mother's Red Box, sans doute trop agressif/QOTSA pour être inclus sur l'album lui-même.


L'impression est mitigée, mais positive. Par rapport au premier album, les morceaux sont sans doute moins immédiats, moins mémorables. Mais il faut tenir en compte qu'il s'agissait plus d'une collection de morceaux souvent co-écrits qu'un album solo cohérent, ce qu'est largement Out of Our Minds. La production est aussi différente, passant de l'altergrunge dépassé à une prod plus léchée, plus précise et nettement plus fouillée. De plus, Out of Our Minds mériterait certainement d'être écouté en contexte avec les autres composantes du projet, ce qui n'a pas été le cas ici. On pourrait donc dire qu'il représente le vrai premier album de Melissa Auf der Maur, et pour cela, on espère qu'il ne faudra plus six ans pour entendre la suite. De toute façon, Courtney Love n'a jamais eu le niveau.


21mar/100

Black Rebel Motorcycle Club – Beat The Devil’s Tattoo

Dans la catégorie "où sont-ils maintenant", voici Black Rebel Motorcycle Club. Il fut un temps, ils étaient considérés comme les sauveurs du rock, à côté d'artistes aux fortunes divers, comme les Strokes, White Stripes, Vines et Datsuns. BRMC avait autant de point commun avec les autres que Nirvana avec Pearl Jam, alliant des influences americana profonde à une recherche anthémique gallagherienne. Mais eux n'ont jamais cherché la facilité, avec ces dernières années un album alt-country et un autre, instrumental et étrange.

Avec un Beat The Devil's Tattoo au titre presque aussi cliché que leur nom de groupe, les faux bikers mélangent (un peu) leur formule pour en faire ce qui peut être leur meilleur et leur pire album. Meilleur, parce que des morceaux comme Conscience Killer leur montre dans leur meilleur jour post-Stooges, tandis que le morceau-titre rappelle leurs racines bluesy. Pire, parce que finalement, rien n'est bien nouveau, et la seconde moitié de l'album a méchamment tendance à se traîner, rappelant un peu trop souvent quelques fantômes.

BTDT est donc une sorte de synthèse de BRMC (vivent les acronymes), et donc parfois de rappel aux jours de gloire passés : je parlais de l'influence d'Oasis et du gros rock à hymnes, Bad Blood remplit la case, voix traînante comprise. War Machine lorgne plutôt vers le shoegaze, tout comme le My Bloody Valentine light Evol. C'est d'ailleurs le moment de parler de leur nouveau cogneur de fûts, ou plutôt cogneuse. Leah Shapiro remplace l'erratique Nick Jago, et force est de constater que le changement était non seulement nécessaire mais aussi judicieux. Elle n'évolue pas toujours dans un registre ultra-subtil, mais comme force de propulsion, elle est vraiment ce dont le groupe avait besoin. La manière dont elle emmène Mama Taught Me Better me rappelle même le batteur de Them Crooked Vultures. Lui.

Malheureusement, quelques lenteurs, répétitions et longueurs finissent par peser sur l'album, surtout sa seconde moitié. Le groupe a eu l'intelligence de caler un excellent morceau, Shadow's Keeper, histoire de relever le rythme, mais il est probable que l'album aurait été plus percutant avec deux ou trois morceaux de moins. Ceux qui sont indifférents à Black Rebel Motorcycle Club le resteront, ceux qui n'aiment pas aimeront encore moins. Cependant, le groupe semble être rentré dans une phase apaisée, d'auto-évaluation, et se sont mis à faire ce qu'ils font de mieux. Entre un album expérimental courageux mais inécoutable et un bonne heure de rock 'n roll, le choix devrait être facile, le mien est fait.

7mar/100

The Black Box Revelation – Silver Threats


Les duos, dans le rock, c'est rare quand ça passe. Mais quand c'est le cas, l'essence même du rock ressort de la simplicité organique qu'est l'association naturelle et spartiate de la guitare et de la batterie (White Stripes) ou de le basse et de la batterie (les fabuleusement éphémères Death From Above 1979). Il ne faut pas hésiter à ranger le duo de Dilbeek (Belgique néerlandophone) auprès de ces grands noms. Oh, ils n'ont évidemment pas réinventé le rock 'n roll, mais réussir à filtrer 70 ans d'histoire par une pédale fuzz, ce n'est pas toujours évident.

Silver Threats est rock 'n roll. Bordélique, intense, garage tout en restant accessible, il prouve qu'il est encore possible de sortir du rock décent en Belgique sans devoir nécessairement singer tout ce qui se passe ailleurs. Ce qui ne veut pas dire que BBR n'a pas d'influences : le style limité par essence rappellera souvent les White Stripes, mais aussi les usual suspects du genre, de Led Zeppelin, Sabbath, etc etc, le tout servi par une voix-cocktail 1/3 Mick Jagger, 1/3 Liam Gallagher et 1/3 Disto. Conscients de la limitation des instruments choisis, le duo use et abuse des effets sonores. Mais attention : pas de vulgaire protoolisation de sons étranges ici, tout est probablement jouable en utilisant pédales d'effets pourries trouvées d'occase çà et là (enfin, c'est le fantasme du rédacteur, en tout cas).

C'est en tout cas assez étonnant d'entendre ce genre de sons en 2010 et venant de Belgique : même si la Flandre a toujours eu un siècle d'avance sur la Wallonie en matière de compétences rocknrolliennes, il fallait quand même sortir un pastiche garage 60s parfait comme 5 O'Clock Turn Back The Time. Tout cela peut sembler aisé, mais il faut un réel talent pour sortir tout cela sans sembler dérivatif ou ridicule : les deux BBR en ont, du talent, c'est indéniable et confirmé par ceux qui ont eu l'occasion de voir le duo enflammer des salles de plus en plus grandes. Brûlots punkish (You Better Get In Touch With The Devil), Zeppelinneries éminement préférables au chat égorgé de Wolfmother (Do I Know You), solos de guitares tellement garage qu'ils feraient passer Jack White pour Eddie Van Halen, il n'y a pas grand chose à ne pas apprécier dans cet album, si l'on est un minimum récéptif au côté obscur de la distortion. Surtout que contrairement à ce qu'on pourrait croire de prime abord, on peut faire pas mal de sons différents avec une guitare, une batterie et une prise électrique. Et tenir un morceau de neuf minutes sans être emmerdant une seule seconde.

Naturellement, il ne faut pas attendre trop de variété : quand le groupe lève le pied (de la pédale d'overdrive, évidemment), ils sont moins percutants et convaincants, comme le mid-tempo assez superflu Sleep While Moving. Enfin, la voix marquée et maniérée ne plaira pas à tout le monde, surtout qu'elle est assez mise en avant (forcément, ils ont la place pour le faire). Cependant, l'acoustique Our Town Has Changed For Years Now est suffisamment groovy pour être apprécié, et comporte même une bonne dose de critique socio-politique en adéquation avec les influences dylanesques du morceau. Mais quand on écoute un morceau aussi bien foutu que Love Licks, on se fiche pas mal de l'époque, des influences, ou de quoi que ce soit d'autre. On est juste bien, en phase avec une musique organique et viscérale. On ne devrait avoir besoin de rien d'autre qu'un "Hell yeah, here comes my girl".


Blip.fm : High on a Wire
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