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15déc/100

Track : R.E.M. – Discoverer

R.E.M. nous revient en mars 2011, avec Collapse Into Now. Je ne vais pas répéter ce que chaque site a déjà écrit (à savoir qu'on ne sait rien grand chose d'autre que les présences de Patti Smith, Peaches et Eddie Vedder) mais plutôt proposer en écoute le premier extrait de l'album, qui est aussi son premier morceau, Discoverer. Plus d'infos et la possibilité de télécharger Discoverer contre adresse mail sur le site officiel.

R.E.M. - Discoverer
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11nov/100

Single : Beady Eye – Bring the Light

Il l'a fait, finalement. Un an et demi après que son frère Noel se soit cassé d'Oasis, Liam et le reste du groupe (les guitaristes Andy Bell et Gem Archer, le batteur Chris Sharrock et le claviériste Jay Darlington, auxquels on ajoute le bassiste de Gorillaz Jeff Wootton) sort le premier single de Beady Eye, Bring the Light. Le morceau est produit par Steve Lillywhite, et précède un album qui devrait sortir l'an prochain.

Et ça ressemble à quoi? Pas aux Beatles, c'est déjà ça, mais plutôt à un étrange mix entre les Kinks et Status Quo. Plein de claviers, un choeur, et des paroles absolument abyssales. Au moins un point commun avec Oasis. Mais gros bof quand même, on attend la suite.

Le morceau est écoutable ici plus bas, et en téléchargement gratuit sur le site, suffit de cliquer. Il y avait aussi un 7" en édition limitée (4000) avec la face B Sons of the Stage, mais tout est parti, sans doute pour se retrouver sur eBay dans quelques semaines.

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14oct/100

Single : Miles Kane – Inhaler

En vitesse, en attendant la suite (Weezer, Linkin Park, Kings of Leon, plein d'autres choses encore, mais si), voici le premier single solo de Miles Kane.

Miles Kane, c'était le chanteur des Rascals mais aussi (et surtout) le Last Shadow Puppet qui n'est pas Alex Turner.

Inhaler sort le 22 novembre, avec la reprise de Rainbow Woman de Lee Hazelwood en face B, et c'est très bien, voilà.

Miles Kane - Inhaler by Miles Kane

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18sept/100

Video : Soundgarden – Black Rain

Non seulement Soundgarden revient (bien que leur réunion ne semble pas aller très loin), mais en plus ils nous rappellent la tradition des vidéos, qui nous ramène à une époque où MTV en diffusait. Réalisé par le créateur de Dethklok Brendon Smalls, le clip de Black Rain, outtake de Badmotorfinger et inédit de la compile Telephantasm (on en reparlera) est assez over the top et montre une version cartoon de Soundgarden qui défend le monde contre des méchants et gros aliens. La bataille se termine avec le groupe qui conduit une sorte d'hybride Iron Man/Goldorak, pourquoi pas.

Bon, la promo pour Guitar Hero (les exemplaires initiaux de la prochaine itération du jeu offriront Telephantasm) est assez naze, mais non seulement ça fait bizarre d'écouter un "nouveau" Soundgarden en 2010, mais encore plus de voir une bonne vieille vidéo.

Voici la madeleine.

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19avr/100

Blur – Fool’s Day


Pour une surprise, c'était une surprise. Aux dernières nouvelles, Blur était de nouveau en pause, sans projet à venir. Leur petite tournée estivale, suite à une reformation très attendue, fut énorme : deux Hyde Park remplis, un Glasto triomphant, deux albums live et une compile qui leur faisait enfin honneur. Néanmoins, les quatre membres ne semblaient pas vouloir donner suite à l'aventure, ayant tous d'autres activités : Damon Albarn et Graham Coxon sont toujours dans la musique, Alex James, lui, fait du fromage tandis que Dave Rowntree est devenu avocat et politicien.

L'annonce de Parlophone, en début de semaine dernière, venait donc vraiment de nulle part. À l'occasion du Record Store Day (samedi 17 avril), journée de promotion des disquaires indépendants, le label de Blur édite un vinyl simple face, avec rien de moins que le premier nouveau morceau de Blur depuis 2003 et le premier single avec le guitariste d'origine Graham Coxon depuis 1999. Le vinyl est sorti en édition limitée (1000 exemplaires), ce qui a forcément créé une frénésie quelques heures avant l'ouverture des magasins, et une fameuse activité sur eBay également. C'est pour cela que le groupe a décidé de mettre le morceau à disposition, gratuitement, sur le site officiel du groupe, et en format .wav, s'il vous plaît. Tout le monde peut donc écouter le premier morceau du Blur original depuis plus de dix ans.

Fool's Day commence par un beat sec de Dave Rowntree et une boucle de guitare acoustique. La voix de Damon Albarn arrive quelques mesures plus tard, et on peut déjà en tirer deux conclusions : Albarn a adopté un ton de voix proche de The Good The Bad and The Queen, tout en accentuations londoniennes et il retourne enfin (pour Blur) à un de ses thèmes de prédilection, l'observation et la description de la vie de tous les jours, en l'occurrence la sienne.

On comprend vite le sujet du morceau et son titre : il raconte simplement la journée de Damon Albarn, le 1er avril 2010, jour où il va enregistrer un morceau qui s'appelle... Fool's Day. On suit Damon au réveil (il a rêvé d'un accident d'avion), il allume (forcément) la tv, se sert un café : "another day on this little island". Tout cela est typiquement Blur, certes, mais un vieux Blur, celui de Parklife, qu'on pensait oublié suite aux expériences de Blur, 13 et Think Tank. Musicalement, le premier couplet est assez minimaliste : le beat, la basse ronflante de James, quelques accords secs de Coxon et parfois, une couche de claviers.

Le second couplet nous plonge totalement dans l'anglophilie d'Albarn : il mange du porridge, il emmène sa fille à l'école en passant à côté de Woolworths. Prend le métro, jette un oeil au Westway (l'autoroute, rendue notamment célèbre par Clash), mais c'est en vélo que Damon se rend au boulot, en passant par Ladbroke Grove (où se trouve les locaux de son label world Honest Jon's). Et ce sont ces quatre vers qui seront probablement disséqués par des critiques et fans en quête d'indice sur la prolongation de l'activité de Blur.

Albarn se rend donc en studio, où se passent quelques "forthcoming dramas", qui n'ont que peu d'importance, car ils sont là "for the love of all sweet music." Albarn achève : "we just can't let go". Si ce n'est pas un message définitif sur le fait que Blur ne peut simplement pas, plus, s'arrêter d'exister, alors, je ne sais pas ce que c'est.

Après ce "let go" répété, la guitare de Coxon prend une allure étonnante, qui rappelle carrément les débuts baggy du groupe et l'album Leisure, avec évidemment des années d'expérience en plus. Albarn commence son dernier couplet, qui est nettement plus généraliste : on ne parle plus que de la vie rangée londonienne d'Albarn, mais aussi, par la même occasion, de la condition existentielle occidentale passée sous le tamis du socialisme cher à Albarn : "so meditate on what we've all become", "civil war is what we all were born into, raise your left hand, right, sing", "don't capitulate to the forces of the market place", et, le plus important de tous : "consolidate the love we've had together". Après un dernier rappel du thème ("a cold day in springtime"), les guitares de Coxon peuvent se lâcher : sous un fond d'orgue carnavalesque, d'accords répétés et de feedback, le motif à la Leisure se répète pendant une bonne minute, devenant facilement une de ses récentes performances les plus mémorables.

Trois minutes vingt-sept secondes, pas de refrain, une mélodie simple, une performance fantastique de Coxon et un morceau très riche : pas de doute, c'est Blur, et il ne faut absolument pas qu'ils en restent là.