Audioslave – Revelations
Un an à peine après le médiocre Out Of Exile, Revelations n'arrive pas vraiment à faire mieux. Cornell surchante et énerve, Tom Morello photocopie les effets sonores qu'il avait inventé pour Rage (oui, les regrets sont éternels. Zack, t'es où, gars?) alors que la section rythmique tient la baraque, mais ce n'est pas pour ça qu'on y rentrerait, dans la baraque.
Que dire d'autre? Que Cornell répète les refrains ad nauseam, comme s'il n'avait rien d'autre à dire, et qu'il faut carrément attendre le dernier morceau (Moth, fans de p2p) pour entendre quelque chose de valable.
Donc, les gars, reformez Soundgarden, Rage, Temple of the Dog (ça c'est une idée), ou partez en solo, mais arrêtez les frais. Merci.
Audioslave – Out Of Exile
Second album pour le groupe issu des cendres de Rage Against The Machine (pour rappel, les 3 musiciens de RATM + Chris Cornell, Soundgarden), et pas de grand changement sylistique : Out of Exile est un album de rock "adulte" (sans que ce soit péjoratif, on ne parle pas de Dave Matthews) : riffs à la Led Zeppelin, solides mais parfois répétitifs, section rythmique irréprochable, compos très (trop?) classiques, et la voix rugueuse de Cornell, qui pêche parfois par excès de crooning.
La comparaison avec les anciens groupes est inévitable mais peu concluante
n sent du Soundgarden çà et là (le superbe Doesn't Remind Me, dont les paroles en énumération font penser au Wishlist de Pearl Jam), et les solos de Tom Morello réfèrent à RATM, sinon Audioslave confirme qu'ils veulent simplement faire de la musique, loin des tourbillons qu'ils ont connu auparavant (l'histoire trouble de RATM et de son leader Zack de la Rocha, l'atmosphère grunge pesante de l'époque Soundgarden).




