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21nov/070

Daft Punk – Alive 2007

Je ne suis pas fan de Daft Punk, même si j'ai pas mal apprécié le premier album, tout en détestant Human After All. De même, je me demandais l'intérêt de sortir un album live pour de la musique qui n'est quand même pas techniquement "jouée live". Comme j'avais tort.

Alive 2007 est une véritable bombe, même pour quelqu'un qui préférerait être pendu par les pieds au sommet de l'Atomium à me retrouver dans une boîte technohouse. Les deux artistes démolissent leurs propres morceaux, les réarrangent et les boostent à coups de basses et d'effets sonores, et ce dès le début, avec une intro monstrueuse : des samples ping-pong de Robot Rock (ROBOT!) et Human After All (HUMAN!) avant que le vrai début de Robot Rock emmène Bercy dans une transe d'une heure et demie. Tous les hits y passent, des Around The World et Da Funk des débuts à un mashup ultime One More Time/Aerodynamic, en passant par Rollin' And Scratchin' + Alive, comme si c'était 1997.

On pourra toujours reprocher quelques longueurs, mais c'est de la house, et la basse énorme et les beats dévastateurs (Prime Time Of Your Life) compensent largements. Le rappel, étrangement placé en cd bonus d'édition limitée (mais il est vrai, relativement dispensable), reprend One More Time en y ajoutant Together et Music Sounds Better With You, des projets parallèles des deux robots.

Un des rares albums live essentiels, et plus terre à terre, une véritable tuerie.

1avr/050

Daft Punk – Human After All

Encore un petit voyage dans le temps, cette fois, en 1997. Cette année-là, Daft Punk fit connaître la fameuse French Touch, à partir d’un très bon album (Homework) et d’un single qui révolutionna pas mal de choses dans le milieu (Da Funk, qui n’a pas pris une ride). 5 ans après, Discovery (ou Verydisco ?) s’inspire, pêle-mêle, de Prince, Gary Numan, ELO pour un album remarquable, même si peu modeste et parfois excessif (le solo à la Steve Vai d’Aerodynamic, par exemple).
Il y a environ trois mois, Human After All trouvait son chemin sur certains endroits exclusifs d’Internet, avant de se répandre comme traînée de poudre. Consensus général ? C’est un faux. Il est impossible que Daft Punk fasse un album si mauvais, si répétitif, si peu inspiré. Et puis, la « vraie » version apparut. Réaction ? Eh merde.C’était vraiment Human After All. Fatigant, répétitif à outrance (ok, c’est de l’acid, et alors ?), entendu et réentendu (voix vocodées ? oui. Fausse guitare et vrais synthés ? bien sûr. Répétition en boucle du refrain, avec un faux-vrai accent français ? soupir…).
On peut toujours chercher une explication dans sa production, plus rigide et moins flashy que Discovery, les 15 jours d’enregistrement, la signification derrière le titre, mais les riffs horribles de Robot Rock, et la platitude d’une bonne moitié des morceaux sont hélas inexcusables. On sauvera peut-être Brainwasher, avec intro vaguement inspirée de Black Sabbath (Iron Man) et l’auto-ironique (on l’espère) Technologic.
Sinon, Human After All est une énorme déception, et quand on voit ce que Richard D James (Aphex Twin) arrive à faire avec son projet Analord…