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24oct/070

The Hives – The Black and White Album

Contrairement à d'autres groupes issus de la mouvance nu-rock du début des 00's, The Hives prennent leur temps entre deux albums, et tentent de se diversifier sans complètement changer leur son. Le nouvel album y arrive, comme le précédent (au titre encore plus mauvais, d'ailleurs). Le début est assez traditionnel : Tick Tick Boom est très gimmick, mais terriblement efficace, exactement comme les cinq Suèdois.

Les tentatives de nouveautés ont entre autres été aidées par Pharrell Williams, qui a produit l'exubérant Well All Right ainsi que T.H.E.H.I.V.E.S., nettement plus dans le style Pharrell, avec falsetto et tout. Cela ne marche pas trop, mais au moins ils auront essayé, et ces morceaux ne représentent qu'une petite partie d'un album majoritairement composé de rock qui fait taper du pied.

Et mis à part quelques fillers, c'est exactement ce que The Black And White Album fait, rien de révolutionnaire, mais un album qui fait du bien par ou il passe. Mention spéciale au chanteur Howlin' Pelle Almquist, dont la voix a bien évolué et est nettement moins irritante que dans le passé. It Won't Be Long pourrait par ailleurs être un fameux tube. Un bon disque, pas le son du futur, mais on peut l'avoir ailleurs, donc ce n'est pas grave.

18juil/040

The Hives – Tyrannosaurus Hives

Toujours dans le cadre « deuxième album des groupes New Rock Revolution », voici le nouveau Hives. En fait, troisième album serait plus exact : en effet, le cd qui a fait connaître le groupe (Your New Favourite Band, 2001) était une compile de deux albums et quelques singles sortis plus discrètement. Le groupe se positionne clairement comme un gimmick band : 5 membres aux surnoms improbables, tous habillé identiquement, « dirigés » par Randy Fitzsimmons, mentor mystérieux et compositeur/producteur de tous leurs morceaux (on a appris depuis qu’il s’agit du lead guitariste). Ceci dit, ils se sont montrés capables de jouer des morceaux garage rock plus que corrects, même si un peu monotones (Supply and Demand, Hate To Say I Told You So).

Ce nouvel album peut, et va surprendre. Le groupe a étonnamment mûri, et les nouveaux morceaux sonnent, justement, vraiment nouveau. Comment ? Plus de variété, moins de riffs évidents, et une utilisation assez particulière des effets de distortions, plus saturés qu’une vieille démo du Mudhoney. Résultat, même si les morceaux sont simples (peu d’accords, paroles toujours sans aucun sens), on a une certaine impression de fraîcheur, et, osons le dire, de nouveauté. De plus, le très critiqué chanteur Howlin’ Pelle Almqvist a lui aussi participé à cette évolution : sa voix est bien plus variée, et fait même parfois penser à Mike Patton, rien de moins.

Une vraie évolution donc, marqué dans des morceaux tous remarquables, vraiment tous. Reste, en plein milieu de l’album, le cas Diabolic Scheme, un morceau purement bizarre : des cordes de film d’horreur (voir, justement, le Director’s Cut de Fantômas), des backing vocals robotiques et décalées, Pelle en Jagger/Screamin’ Jay Hawkins complètement allumé, et puis un solo de guitare sorti de nulle part ‘et ce n’est pas une image). Original, et limite fabuleux, ce morceau devrait introniser le groupe comme un groupe avec ce petit (grand, même) plus qui manque tant à certains.

Grosse surprise donc, on n’attendait pas un si bon album de la part d’un groupe dont on ignorait complètement le vrai talent. 29’54 impressionnantes.