Electric Six – Señor Smoke

Les trois singles successifs sortis par cette bande de dingues de Detroit (Danger! High Voltage – avec Jack White – , Gay Bar, Dance Commander) avaient installé Electric Six en tête de ce “mouvement” retro-cock-rock (oui, je viens de l’inventer) qui comprenait aussi le géronto-rock de The Darkness (prenez note, inventeurs de mouvement musicaux, cet article est encore plus fort qu’Yves Hobin du Ciné-Télé-Revue).

Alors que les nouveaux morceaux de Darkness sont aussi douteux que l’hygiène dentaire de Justin Hawkins, Electric Six arrive à fournir un second album de qualité. Maintenant, faut aimer le style crooner de Dick Valentine, les riffs AC/DC et les claviers qu’on avait cru (à tort) démolis par les Ibanez 7 cordes, mais musicalement, ces 5 (pas 6) gars savent ce qu’ils font.

L’album est fun, rapide, et agréable, à un tel point qu’on ne se rend pas tout de suite compte que l’album ne comporte en fait qu’un seul morceau. Rock and Roll Evacuation, Devil Nights, Bite Me, Future Boys jouent encore la carte ironique (ou pas), jusqu’aux paroles “politiques” (“Mr President I don’t like you / Cos you don’t know how to rock”), et vaguement sexuelles (“She don’t / she don’t / she don’t need no / Vibrator!”). Et quand on commence à se rendre compte que le tout n’est pas fort varié, E6 nous envoie un uppercut proto-new wave-metal avec une remarquable reprise de Radio Ga Ga, dont Freddie Mercury aurait probablement apprécié l’intention.

Tout à fait dispensable, mais un peu comme l’éponyme de Darkness ou le premier album d’Andrew WK, un plaisir coupable entre un Elliott Smith et le nouveau Mercury Rev…

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