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Mai 2014

Mai 2014 était musicalement intéressant, même si vraiment pas drôle du tout.

Sharon Van Etten - Are We ThereMon album du mois, après hésitations et au moins 30 secondes de réflexion, c’est Sharon Van EttenAre We There. J’avais déjà beaucoup apprécié son précédent album Tramp, mais là, elle est passée hors catégorie, avec un disque de singer-songwriter étincelant, mélancolique, varié, triste et sublime. Principalement joué au piano, mais avec quelques éclats de guitares, l’album semble intimement personnel, avec des titres comme Your Love Is Killing Me ou I Love You But I’m Lost, et se termine avec un morceau cathartique qui termine un album majestueusement intense.

C’était sans doute le mois des albums tristes, parce que la Suédoise Lykke Li a sorti I Never Learn, album de rupture d’une absolue tristesse, il suffit de prendre quelques titres au hasard : Never Gonna Love Again, Sleeping Alone, Just Like a Dream (oui, c’est ironique). Mais plutôt que de sombre dans le pathos ridicule (on y arrive), elle a composé un album compact, d’une infinie sensibilité et porté par sa voix presque irréelle. Moins varié que l’album de Sharon Van Etten, il pourrait peut-être finir par lasser, mais il est aussi plus court, plus éthéré et tout aussi intense.

Et c’est donc ce mois-ci que l’ineffable Chris Martin a décidé de sortir le nouveau Coldplay (Ghost Stories), apparemment inspiré de sa tout aussi apparente rupture avec Gwyneth Paltrow. L’artwork inspiré de Sigur Rós est joli, les plagiats de Bon Iver (Midnight) et the XX (Magic) sont acceptables, je peux l’accepter. Mais l’album est d’une invraisemblable vacuité, alors que les paroles de Chris Martin ont cette fois dépassé le ridicule qu’elles ont toujours frôlé.

Les Black Keys ne volent pas beaucoup plus haut, mais on le sait depuis quelques années maintenant. Leur frustration de ne pas être Jack White est maintenant à son paroxysme, et plutôt que d’essayer de faire quelque chose de différent, ils nous sortent El Camino 2 : Electric Boogaloo (en fait appelé Turn Blue), en plus lent, plus chiant mais parfait pour plein de pubs. Pourtant, le début de l’album m’a presque étonné.

Heureusement, beaucoup de très bons albums sont aussi sortis en mai, sans compter ceux que j’ai oublié. Un petit tour d’horizon, dans le désordre, parce que si je fais des transitions je ne finirai jamais cet article 🙂

PawsYouth Culture Forever. Tout un programme, le titre du second album du combo écossais Paws. Mais c’est finalement une réussite, un deuxième album mieux produit (mais pas trop), qui ne s’affranchit pas de leurs influences rock indé 90s, mais qui étend leur son, approfondit l’écriture et fait passer un bon moment, jusqu’aux onze minutes finales tout en feedback et fin de concert.

Trash Talk – No Peace. On pouvait croire, après la signature chez Odd Future et les collaborations avec la bande à Tyler que Trash Talk allait évoluer. No Peace n’est pas d’accord avec ça, et sauf exception (intro/outro trip-hop, un peu de variation parfois) on reste dans le domaine du punk/hardcore direct et efficace. Quand c’est pas cassé, pourquoi réparer?

Tune-YardsNikki Nack. Merrill Garbus continue son workshop de morceaux bricolés, de bruits bizarres et de voix étranges. On a parfois l’impression qu’elle joue trois morceaux de trois genres différents en même temps, mais comme elle n’est pas seule dans sa tête, ça va.

SwansTo Be Kind. Comment suivre l’immense The Seer? Simplement, par un album de plus de deux heures dont un morceau de 34. Ecouter To Be Kind, encore plus d’une traite, est une véritable épreuve physique et mentale. On n’entend pas Michael Gira hurler le titre de “Toussaint L’ouverture”, d’après un révolutionnaire haïtien, sans ressentir quelque chose au fond de l’estomac. Et après ça, la seconde partie de l’album est elle carrément violence et vicieuse, la dynamique quiet/loud ayant laissé la place à autre chose de carrément cinglé. Énorme.

Tori AmosUnrepentant Geraldines. C’est le premier album “normal” de Tori depuis 2009, après un album de réinterprétation orchestrales, un de Noël et un autre, carrément, chez Deutsche Grammophon.  Parler de retour en forme serait aussi stupide qu’insultant, mais Unrepentant Geraldines est carrément un de ses meilleurs albums, alliant piano, guitare acoustique, belles mélodies et étranges paroles, bien sûr : c’est sans doute le seul album au monde qui comprend un morceau qui parle de la NSA à un autre qui personnifie le concept d’ennuis.

Michael JacksonXscape. Si, si, je dois en parler. Parce que sur cet album, on a quand même trois bons morceaux, et comme c’est probablement la dernière fois qu’on a des bons morceaux de MJ, il faut bien marquer le coup. Xscape comprend 8 morceaux de périodes différentes, produites de façon moderne mais heureusement pas trop bourrines. Evidemment, les meilleurs sont les plus vieux, notamment Love Never Felt So Good qui sonne comme un classique oublié, et les menaçants Slave to the Rhythm et Do You Know Where Your Children Are, probablement coupé de Dangerous pour des raisons évidentes. Evidemment, sa voix a été manipulée, mais les versions originales présentes dans la version deluxe montrent que MJ fut un talent immense. Mais maintenant, c’est fini. Please?

Mongol HordeMongol Horde. Frank Turner est maintenant une mégastar capable de remplir Wembley Arena et de faire les têtes d’affiche de festivals monstrueux, mais la croûte purulente du vieux hardcore le démangeait beaucoup. Plutôt que de reformer Million Dead (patience) c’est avec Mongol Horde qu’il sort un album évidemment rapide, no-nonsense, et à l’humour loufoque présent du début à la fin (Stillborn Unicorn, Tapeworm Uprising).

On finira ce mois, juste avant le playlist comme toujours agrémenté de singles d’albums à venir par quelques sorties un peu différentes. D’abord, un 7″ live de Savages, leur première sortie depuis leur spartiate début Silence Yourself. Il comprend une reprise de Suicide, Dream Baby Dream et leur morceau de dix minutes Fuckers, connu par ceux qui ont eu la bonne idée de les voir tout démonter en concert lors des deux dernières années. À bientôt pour le second album. Un peu plus long, mais pas un album non plus, l’EP 5 titres collaboratif (Do It Again) entre Röyksopp et Robyn, collaboration pop expérimentale nordique parfaite avec morceaux de 10 minutes. Aussi étrange que captivant.

Enfin, la ressortie du mois est Definitely Maybe d’Oasis. Il est facile de dire du mal d’Oasis maintenant, mais à l’époque, on ne pouvait évidemment pas savoir que leur premier album constituerait leur sommet. Et quel sommet c’était, un album d’une perfection quasi absolue, d’un auteur, Noel Gallagher, qui transformait tout ce qu’il écrivait en or massif. L’album est remasterisé, lui rendant un peu de basse bienvenue, mais est aussi agrémenté de ce qui est probablement le meilleur ensemble de faces B de l’histoire de la musique enregistrée, et d’une série dispensable mais intéressante (Liam, sa voix, si jeune…) de démos et morceaux live dont le (semi) inédit Strange Thing.

J’ai oublié quelques albums, notamment The Horrors ou Conor Oberst, mais il fallait bien que je clôture cet article plus ou moins dans les temps. Je me rattraperai plus tard, n’hésitez pas à me dire ce que j’ai oublié d’autre, en commentaire, sur Twitter, ou sur Facebook.

À dans un mois pour juin, mais avant ça, on se retrouve dans quelques jours pour l’événement Music Box/Coupe du monde de foot, plus de détails bientôt!

Single : Beady Eye – Bring the Light

Il l’a fait, finalement. Un an et demi après que son frère Noel se soit cassé d’Oasis, Liam et le reste du groupe (les guitaristes Andy Bell et Gem Archer, le batteur Chris Sharrock et le claviériste Jay Darlington, auxquels on ajoute le bassiste de Gorillaz Jeff Wootton) sort le premier single de Beady Eye, Bring the Light. Le morceau est produit par Steve Lillywhite, et précède un album qui devrait sortir l’an prochain.

Et ça ressemble à quoi? Pas aux Beatles, c’est déjà ça, mais plutôt à un étrange mix entre les Kinks et Status Quo. Plein de claviers, un choeur, et des paroles absolument abyssales. Au moins un point commun avec Oasis. Mais gros bof quand même, on attend la suite.

Le morceau est écoutable ici plus bas, et en téléchargement gratuit sur le site, suffit de cliquer. Il y avait aussi un 7″ en édition limitée (4000) avec la face B Sons of the Stage, mais tout est parti, sans doute pour se retrouver sur eBay dans quelques semaines.

Oasis – Dig Out Your Soul

Pour la première fois depuis bien longtemps, Noel Gallagher n’a pas annoncé Dig Your Own Soul comme le meilleur album d’Oasis depuis (What’s The Story) Morning Glory. Est-ce pour cela qu’il l’est?

Être surpris par un album d’Oasis, c’est quasi impossible (enfin, sauf lorsque tout le monde l’a été par le bien mauvais Standing On The Shoulder Of Giants), mais ici, on l’est doublement : par la qualité générale de l’album, mais aussi par certains morceaux individuels assez éloignés de ce qu’on attend des Mancuniens depuis quelques années, comme le premier morceau, Bag It Up. Plus blues poisseux que Britpop, il voit Liam changer partiellement sa façon de changer, et aussi la démonstration d’une basse proéminente : cet élément, typiquement peu présent chez Oasis, le sera tout au long de l’album. Le refrain est déjà plus classique, mais c’est clairement un bon début, surtout que The Turning surprend encore plus avec son intro au piano et une atmosphère vraiment différente. Bon, le coda inspiré par Dear Prudence nous rappelle à l’ordre, mais quand même, c’est étonnant.

Noel a maintenant l’habitude de chanter au moins trois morceaux par album, ce qui est généralement au moins deux de trop. Ici, Waiting For The Rapture tient parfaitement la distance, Noel chante bien, et profite d’un groove de basse protorock terrible : Dig Your Own Soul est leur album groove, mais oui. Le single The Shock Of The Lightning est un peu plus classique, et suit la tradition du bon gros morceau rock comme premier single (Go Let It Out, The Hindu Times, Lyla), mais malgré son “emprunt” aux Strokes (allez voir l’intro de The Way It Is, sur Room On Fire) et son manque d’originalité, il est très efficace.

Quatre sur quatre, il faut remonter à très longtemps pour qu’un album d’Oasis commence aussi bien, sans doute à Morning Glory, justement (Be Here Now a ses bons moments, mais Magic Pie n’en fait pas partie). Et la plus grosse surprise est encore à venir, avec I’m Outta Time, premier morceau de Liam Gallagher. Depuis Standing…, Noel a arrêté d’être le seul songwriter du groupe, et les résultats n’ont jamais été terribles. Les morceaux de Gem Archer et Andy Bell sont rarement mémorables, et Little James était si risible que les efforts ultérieurs de Liam n’ont pas été pris au sérieux. Ca devrait changer avec I’m Outta Time, ballade 50% Lennon, 50% Harrison et donc 100% Oasis, avec une ligne mélodique à tomber par terre et des paroles même pas ridicules. Le meilleur morceau de Liam depuis Born On A Different Cloud, et la fin de la première partie d’un album vraiment stupéfiant.

Ca ne pouvait pas vraiment durer. Dig Your Own Soul ne tombe jamais très bas, mais la seconde moitié déçoit. (Get Off Your) High Horse Lady ressemble plus à un interlude, avec la voix de Noel passée sous filtre téléphonique et une guitare sortie d’un moment peu inspiré de la période country de Neil Young. Falling Down relève tout de suite le niveau, avec son rythme évoquant (fatalement) Tomorrow Never Knows et un Noel qui chante vraiment de mieux en mieux, ce morceau étant sans aucun doute une de ses meilleures performances. Mais à partir de là, c’est un peu comme s’il avait décidé de partir trois semaines à Ibiza en laissant le reste du groupe boucler l’album : les quatre derniers morceaux viennent des autres membres.

Et même si la décision de Noel de ne plus tout écrire avait été bien accueillie à l’époque, force est de constater que les meilleurs morceaux ici (I’m Outta Time exclus) sont de Noel : The Nature Of Reality (Andy Bell) est tellement ennuyeux que Liam semble s’être fait royalement chier en le chantant, Ain’t Got Nothin’ est une tentative de Liam d’écrire comme Pete Townshend (conclusion : raté), Soldier On est une tentative de Liam d’écrire comme les Stone Roses (vous aurez compris) et To Be Where There’s Life (Gem Archer) secoue le vieux sitar de George Harrison comme si The Verve s’en était emparé.

Autrement dit, moins on parle de ces morceaux, mieux c’est, et c’est vraiment dommage : Dig Your Own Soul n’est qu’un album à moitié excellent, mais quand il l’est, il se retrouve non pas qu’avec les meilleurs morceaux du groupe, mais comme Oasis est capable de sonner après quinze ans d’une évolution qu’on pensait impossible. Comme souvent avec eux, il reste à écouter les faces B (ou plus précisément le cd bonus de l’édition limitée) pour en sortir les gemmes habituelles, et regretter la séquence finale de l’album, forcément améliorable.

On ne doit quand même pas bouder notre plaisir pour autant : on sait que les jours de gloire sont passés et ne reviendront jamais, mais d’un autre côté, l’Oasis de 1996 n’aurait jamais pu écrire un album aussi bien produit, aussi abouti que Dig Your Own Soul. Un album solide, d’un groupe qui vient tout doucement de repasser du bon côté de la barrière.

6,5/10


NB : Malheureusement, le cd bonus se trouvant dans l’édition spéciale n’a rien de bien extraordinaire : les premiers remix autorisés par Oasis n’ajoutent rien d’intéressant (il faut dire que Jagz Kooner et les Chemical Brothers…) et les inédits et version alternatives démontrent pourquoi elles ne sont pas sur l’album. Et pourquoi Oasis n’a plus compilé ses autrefois phénoménales faces B depuis Be Here Now. OK, I Believe In All est encore sympa, mais uniquement parce que Liam chante “I can see for miles”.

Oasis – Stop The Clocks


Noel Gallagher a un jour dit qu’Oasis ne sortirait de best of que lorsqu’ils n’existeraient plus. Sony/BMG est passé par là, et a forcé le groupe à compiler Stop The Clocks, histoire de terminer leur contrat. Noel n’a eu d’autre choix que d’accepter, mais il a au moins eu le bon goût de définir lui-même le tracklist et de ne pas inclure d’inédits, toujours inférieur au matériel compilé. Et dans ce cas, quel matériel!

Contrairement à la majeure partie de compilations de Noël (sans jeu de mot), celle de U2 étant un exemple parfait, on se base sur le succès commercial des singles et on prend les plus gros. Ici, rien de tout cela : moins de 50% des singles du groupe sont repris ici, ainsi que des morceaux d’albums et quatre faces B. Maintenant, quand on connaît la carrière d’Oasis, on sait que leurs faces B datant de 94 à 95 sont dans bien des cas supérieures aux singles, donc ce n’était pas un problème.

Le problème, c’est bien sûr l’immense chute de qualité de leurs albums, à dater de Be Here Now (1997). Résultat, des 18 morceaux présents ici, seuls quatre datent d’après 1995, et leur album What’s The Story (Morning Glory)? Et encore, ce sont clairement les quatre morceaux les plus faibles du disque. Gallagher le sait, tout le monde le sait, le best of d’Oasis, c’est simplement tout ce qui est sorti entre Definitely Maybe et Morning Glory. Supersonic, Live Forever, Cigarettes And Alcohol, Wonderwall, Don’t Look Back In Anger : ces morceaux font partie du patrimoine populaire anglais, auquel on peut ajouter Slide Away, Champagne Supernova ou encore The Masterplan, fréquemment citée comme meilleure face B de tous les temps (Rain des Beatles leur dispute généralement cet honneur). On n’a rien à ajouter sur la qualité des chansons, très dérivatifs mais dignes représentants d’une époque majeure de la culture populaire anglaise.

En ce qui concerne Stop The Clocks, on ne peut que chicaner sur l’inclusion/exclusion de certains morceaux (personellement : Songbird, Go Let It Out, The Importance Of Being Idle out, Stay Young, Don’t Go Away et Rockin’ Chair in) et surtout de l’oubli total de tout ce qui concerne Be Here Now, album cocaïne par excellence mais non dénué de qualités, et de la relative brièveté de l’affaire: quitte à avoir deux cds, autant les remplir, 5-6 morceaux supplémentaires auraient pu être ajoutés sans trop de difficulté.

Mais le problème majeur est tout autre. En fait, Stop The Clocks ne sert à rien. Pour avoir le best of d’Oasis, laissez tomber cet album, et procurez vous Definitely Maybe, (What’s The Story) Morning Glory?, The Masterplan voire Be Here Now. Un peu plus cher, mais beaucoup mieux.

Oasis – Don’t Believe The Truth

Bien malgré eux, Oasis m’aura donné une bonne occasion de me marrer, en lisant le double article (interview + critique) bourré d’erreurs signé par Bernard Dobbeleer dans Télémoustique. On ne lui demande pas de tout savoir, mais juste de pouvoir taper www.google.com sur son ordinateur. Heureusement, tous les journalistes de ce magazine ne sont pas aussi pathétiques, et le niveau général reste au dessus de l’inénarrable Yves Hobin du Ciné-Télé Revue, mais quand même, c’est difficilement acceptable.

Ceci dit, voici donc le retour de l’ex-plus gros groupe du monde, qui n’aura jamais été aussi troublé : nouveau départ dans le groupe (le batteur Alan White, présent depuis le second album), et sessions d’enregistrement problématiques (les sessions avec Death In Vegas se sont mal passées, et tout est reparti de zéro). Don’t Believe The Truth a été enfanté dans la douleur, et si on ajoute le fait que les trois derniers albums n’étaient pas fort terribles, on était en droit de craindre le début de la fin pour le (désormais) quatuor mancunien.

Surprise relative, DBTT est sans trop de doute le meilleur album d’Oasis depuis (What’s The Story) Morning Glory?, sorti il y a déjà dix ans. Il débute avec ce qui est carrément un de leurs meilleurs morceaux tout court, Turn Up The Sun, hymne puissant et vibrant, emmené par un Liam plus en forme que jamais. Bizarrement, Noel reprend le chant avec Mucky Fingers, très Stones 70s, tout comme Lyla qui dérobe peu subtilement Street Fighting Man. Contrairement à ce que ce grand comique de Bernard Dobbeleer a écrit, Liam Gallagher écrit déjà depuis deux albums (comme les autres membres, d’ailleurs), avec des résultats assez mitigés. Même chose ici : Love Like A Bomb sonne beaucoup trop comme un certain groupe de Liverpool (l’intro est celle de You’ve Got To Hide Your Love Away) alors que Guess God Thinks I’m Abel est peut-être sa meilleure composition. Ailleurs, Noel “emprunte” Golden Brown pour Part Of The Queue, et, pour la première fois, échange des couplets avec son frère pour un prochain single évident et futur roi des mariages, Let There Be Love. Ceci dit, tout cela reste assez classique, et même si le groupe s’écarte un peu de ses sentiers habituels, on aurait pu espérer un peu plus d’originalité (on ne sait jamais…)

On est donc relativement satisfaits de cet album, et on se projette même dans le futur : pour la première fois, Oasis comprend 4 bons musiciens (on entend enfin la basse), et Zak Starkey (batteur ad interim et accessoirement fils de Ringo Starr) apporte ce qu’il leur manquait. Le futur pourrait donc sourire de nouveau à un groupe qui risquerait, how shocking, de ne pas mal vieillir.