Limp Bizkit – The Unquestionable Truth Part One

Fred Durst. Un temps l’homme le plus haï du monde musical, il est maintenant simplement ignoré, au pire ridiculisé. Mauvais albums, concerts risibles, relations sentimentales douteuses, et, dernièrement, une vidéo X amateur “volée” très peu flatteuse pour son ego, tout ça a contribué à faire de Fred un sujet de railleries. Jusqu’à ce qu’on entende quelques rumeurs sur son groupe, Limp Bizkit. D’abord, le retour du guitariste Wes Borland, un des acteurs principaux de l’invention du rap-metal (le premier Limp Bizkit, Three Dollar Bil Y’all n’était pas mauvais dans le genre), une atmosphère sombre et gothique (sessions d’enregistrement à Prague), et enfin le premier extrait de l’album, The Truth, le morceau le plus intense sorti par le groupe depuis bien longtemps. Bon, ok, il était inspiré plus que de raison par Rage Against The Machine, et Fred réussissait encore à tout gâcher, mais c’était quand même bon signe.

Finalement, ce n’est qu’un coup dans l’eau. Première partie d’un album (7 morceaux, 29 minutes) dont la suite paraîtra vers la fin de l’année (histoire d’encore plus plumer le consommateur, et après on va reprocher le téléchargement illégal…), The Unquestionable Truth Part One, (sic) est, sans grande surprise, bien mauvais. Oh, on retrouve deux-trois bons moments, qui font dire que musicalement, le groupe n’est pas mauvais, mais évidemment Fred Durst fiche tout en l’air, avec son phrasé mi-rap, mi-De La Rocha mais 100% fake, ses thèmes dépassés, ses paroles stupides, voire honteuses d’opportunisme déplacé, et de mauvaises rimes (“I see someone with rage / Killing Dimebag on stage”). Le meilleur est au début, avec les deux premiers morceaux, et ensuite, c’est la descente aux enfers, avec un morceau rap-parano horrible (The Key) et le phénoménalement insupportable The Surrender, qui conclut l’album. Album apparemment concept, tous les morceaux commençant par The (The Truth, The Channel, The Priest…), sans que ce soit justifié thématiquement.

On se demande quand même pourquoi Wes Borland, qui avait quitté le groupe avant qu’il ne devienne complètement pourri, soit revenu pour apporter si peu (son album solo, prévu pour la rentrée, montrera de quoi il est capable, pour le meilleur ou pour le pire). En attendant, Fred nous tend un tout nouveau bâton…

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