Future Of the Left – Curses

La séparation de Mclusky a été, n’ayons pas peur des mots, ressentie comme une vraie catastrophe. J’ai déja suffisamment dit le bien que je pensais d’eux, ici, ici ou encore , il était juste temps pour eux de passer à autre chose, surtout qu’ils se tapaient quand même méchamment sur la tronche, à la fin. Le bassiste légèrement dérangé Jon Chapple a formé Shooting At Unarmed Men avant de s’exiler en Australie, alors que les deux autres tiers, le chanteur/guitariste Andy “Falco” Falkous et le batteur Jack Egglestone ont été rejoint par l’ex Jarcrew Kelson Mathias pour former Future Of The Left.

Ceux qui s’attendaient (étrangement d’ailleurs) à quelque chose de radicalement différent de Mclusky seront sans doute déçus. FOTL porte clairement la marque de fabrique de Falco, à savoir les paroles acerbes et titres étranges, mais aussi la batterie sous amphés d’Egglestone. Mais ils n’ont pas pour autant photocopié leur ancien matériel : FOTL est différent de Mclusky, notamment par une production moins dense (pas d’Albini cette fois) et l’utilisation ingénieuse d’un synthé passé sous distortion.

Ceci dit, la puissance est souvent au rendez-vous, comme on peut le remarquer d’entrée, avec The Lord Hates A Coward ou Plague Of Ounces, même si on ne cherche pas le volume sonore à tout prix, comme démontré dans l’assez upbeat My Gymnastic Past. Les claviers, quant à eux, donnent parfois un aspect plus poppy, meme si des paroles comme “Colin is a very pretty pussy” ne passeront pas vraiment à la radio. Mclusky envoie la sauce quand c’est nécessaire : Small Bones Small Bodies (on vous parlait des titres) tient sur un riff monolithique, alors que le clavier de Team:Seed rappelle les meilleurs scores de série Z italiens. Un morceau au piano clôture l’album, avant qu’on se sente évidemment obligé de le réécouter.

Curses est bon, très bon, et réussit dans tous les domaines : il rappelle Mclusky sans copier, mais tient sur des deux jambes, sans que les références soient nécessaires. Une réussite majeure, qui rappelle l’importance de Falco dans la paysage rock indie. Et, au passage, un des albums de 2007.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.