Peeping Tom – Peeping Tom

Depuis la séparation de Faith No More, il y a déjà 8 ans, Mike Patton s’est éloigné de la musique pop, voire accessible. Mr Bungle, Fantômas, son album avec Kaada; son label Ipecac : on ne peut pas dire que Patton a cherché la facilité, ce qui lui a valu un respect inversément proportionnel au succès commercial.

Maintenant, Patton nous revient avec Peeping Tom, qui, de son propre aveu, est son projet pop, et comprend des morceaux qu’il aurait aimé entendre à la radio. Évidemment, Radio Patton n’est pas une radio ordinaire, comme cet album le démontre.

Le ton de Peeping Tom est assez électro, on pourrait même parler, si cela existant encore (quoique, vu que Portishead menace de revenir) de trip-hop. On n’est donc que peu surpris de retrouver Massive Attack, même si leur morceau, lardé de guitares distordues, ne sonne que très peu Bristol. Chaque morceau comporte donc un invité, mais cela n’empêche heureusement pas Patton de chanter. On ne l’avait d’ailleurs plus entendu si clairement depuis la fin de FNM. Ceci dit, cela reste expérimental, comme on le remarque dès le premier morceau, ou sa voix est brutalement interrompue par une batterie très Dave Lombardo.

Il est donc difficile de définir le son de Peeping Tom (left-field trip hip pop sonne trop ridicule), voire impossible lorsque l’on arrive au morceau avec Bebel Gilberto, qui commence en bossanova avant d’exploser en drum n bass après 45 secondes à peine. Plus loin, Norah Jones raconte une sombre histoire de vengeance conjugale, avant que We’re Not Alone clôture l’album en rappellant Faith No More (va-t-il quand même finir par le reformer?)


Peeping Tom est un album cohérent, non exempt de passages plus faibles, mais prouve que Patton sait encore faire autre chose que le bizarre. On attend donc impatiemment le volume 2, prévu pour 2007.


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